Une correspondance entre l’école des Fossées et la Résidence Surleau

Présentation de l'affiche réalisée par l'école des fossés

Depuis le mois de décembre 2020, la Résidence Surleau à Montbéliard entretient une correspondance avec les enfants du périscolaire de l’école des Fossés également à Montbéliard.
Tout a commencé avec l’opération « un dessin, un sourire » lancée par l’association Entraide Solidaire. La directrice de l’école a mobilisé enseignants et élèves afin de créer une centaine de carte envoyées à nos aînés de la résidence Surleau.

Puis les échanges ont continué : les enfants ont fabriqué des décorations de Noël pour chaque résidents à Noël. De notre côté, pour les remercier, nos résidents leur ont écrit une lettre, très émouvante décrivant l’école à leur époque. Pour continuer la belle aventure qui unie nos établissements, les enfants ont confectionnés une banderole pour les résidents. Enfin nos aînés ont découpé des cœurs avec les mots symbolisant leurs échanges : douceur, entraide, tendresse, amitié, ensemble, partage, aider, solidarité, …

cartables
cartables
jeu des osselets
jeu des osselets
jeu de la chandelle
jeu de la chandelle

Bonjour les enfants,

Merci beaucoup pour vos petits paquets rouges. Nous avons eu la joie de découvrir chacun, un cadeau et une photo. Quel bonheur de recevoir tout ça. Cela nous fait chaud au cœur.

Nous sommes partis dans nos souvenirs, pour que vous puissiez comparer votre école aux nôtres.

Nous allions à l’école du lundi au samedi. Le jeudi c’était repos. Le samedi c’était toute la journée. La cantine n’existait pas. Pour la récréation de l’après-midi, nous apportions nos goûters dans une petite boite. Ils étaient fait d’une tranche de pain avec du sucre, la plupart du temps.

Pour nous, pas d’ordinateurs mais des livres de lecture, des cahiers d’écriture sur lesquels nous faisions des exercices pour former les lettres correctement. Nous n’avions pas encore de stylos billes pour écrire mais des portes plumes avec les plumes Sergent Major. Nous les trempions dans l’encre en faisant attention de ne pas faire de taches sur nos cahiers. Nous avions des buvards pour absorber l’excédent d’encre.  Celle-ci se trouvait dans un petit encrier en porcelaine qui était installé dans un trou dans nos pupitres. Nous n’avions pas de trousses mais des plumiers. En fin de journée, nous avions ¾ d’heure d’étude mais pas obligatoire.

Pour le calcul, nous avions une vraie ardoise, une craie et un chiffon. Il fallait faire très attention de ne pas faire tomber notre ardoise car elle se cassait.

Les cartables étaient en cuir. On se les passaient de frère/ sœur en frère/sœur. A la fin des vacances d’été la maman apportait les cartables chez le cordonnier. Il les recousait et les remettait en ordre et c’était reparti pour une nouvelle année scolaire.

Nous portions tous, un tablier, filles et garçons. Il n’y avait pas de différence entre nous car les tabliers étaient les mêmes pour tout le monde.

A la récréation, nous jouions à la corde à sauter, à la marelle, à l’élastique, à la chandelle, à chat perché, à cache/cache, à 123 soleil, à choux/fleur, à « je te tiens tu me tiens par la barbichette », aux osselets, aux billes. Les billes c’était uniquement pour les garçons.

Il y avait l’école des filles et l’école des garçons. Nous n’étions pas mélangés.

Si nous faisions une bêtise, il y avait des punitions comme les coups de règle sur les doigts. Nous n’allions pas au coin mais au piquet. Il y avait aussi des lignes à faire, une centaine bien souvent, qu’il fallait faire signer. Ce qui nous valait une autre punition de nos parents. Les instituteurs/trices étaient très respectés. Personne ne contestait les décisions du maître ou de la maîtresse.  

Quand l’instituteur nous faisait faire des exercices dans le cahier mensuel, nous attendions avec impatience nos notes. Si nous avions 10/10 le maître glissait un bon point dans le cahier. Au bout de 10 bons points, nous avions droit à choisir une image. 10 images= 1 livre. Les parents étaient très fiers de nous car cela leur montrait que nous étions de bons élèves.

La petite histoire de Thérèse : Thérèse a rencontré Jean à l’école élémentaire de Vaujoucourt. Ils ne se sont plus jamais quittés. Ils se sont mariés et ont eu 2 garçons. Ils ont passés toute leur vie à partager des bons moments avec leurs familles et leurs amis.  Thérèse a perdu jean il y a 6 ans. Elle s’en souvient avec nostalgie mais n’est pas triste. Elle dit souvent que si elle n’avait pas passé sa vie avec lui elle aurait été moins heureuse… ! Et elle ajoute avec humour « p’tète ben qu’oui, p’tète ben qu’non ».

Merci les enfants de nous avoir fait revivre ces beaux souvenirs ! Mais on ne faisait pas les malins quand nous étions à l’école !!!

Nous espérons que pour vous tous l’école est un endroit où vous, vous faites beaucoup de copains. Ne laissez pas passer la chance de pouvoir apprendre plein de choses et de partager des bons moments.

Nous espérons également, avoir de vos nouvelles.

Avec toute notre amitié.

Madeleine, Thérèse, André, Chérifa, Serge, Marie-Thérèse, Maggy, Odette, Monique, Marie-Noëlle, Reine, Nelly, Irma, Annette

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Les tabliers d'écoliers
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